Le Cabinet Adhere-RH annonce la publication de son 7ème livre blanc  qui sera consacré aux  » Enjeux RSE des risques éthiques, financiers »,  pour janvier 2019.  Le risque de réputation en particulier fera l’objet d’une attention majeure.

Le risque de réputation est une représentation partagée, générée par des évaluations sociales plus ou moins fortes et formalisées. C’est le résultat d’un long processus qui s’avère un composite fragile d’opinions et de jugements de valeur.

Le terme de risque de réputation désigne le risque financier qu’encourt l’entreprise, relativement à son image de marque susceptible d’être atteinte par des scandales, notamment ceux liés au manquement de son comportement éthique, de ses pratiques sociales et environnementales.

L’entreprise est amenée à se doter d’une stratégie de gestion du risque de réputation pour de nombreuses raisons, depuis la multiplication des poursuites en justice, jusqu’à la prise en compte des limites d’assurance élevées, en passant par les réglementations diverses auxquelles elle est soumise.

Quant aux avantages que l’entreprise peut tirer d’une stratégie de risque de réputation, ils sont tout aussi nombreux, dont l’amélioration de sa capacité à s’adapter à un environnement de plus en plus changeant, ainsi que des gains économiques et financiers.

Actif immatériel

La réputation est un actif immatériel qu’il faut protéger, entretenir et accroître de façon constante, elle est une cible de choix pour tous ceux qui, pour une raison ou une autre, ont l’intention de s’attaquer à l’entreprise.

La réputation peut représenter jusqu’à 25% de la valeur d’une entreprise selon une étude du World Economic Forum.

Le risque de réputation est considéré comme très important par près de 90% des dirigeants.

Le risque de réputation est l’un des plus difficiles à gérer, parce qu’il est immatériel et fluctue en fonction de l’actualité.
risque de réputation

Risque de réputation La valorisation de l’actif immatériel que constitue la réputation nécessite d’avoir recours à une méthodologie visant à établir un diagnostic des différents risques au sein de l’entreprise, à s’imprégner du contexte, et à identifier les acteurs potentiellement impliqués.

D’autant que les risques de réputation sont autant de dangers silencieux, de signaux faibles.

Les entreprises qui entretiennent des relations basées sur la confiance avec leurs clients sont amenées à investir dans une bonne réputation.

Les bénéfices espérés dans l’investissement d’une bonne gestion du risque de réputation sur le long terme, excédent ceux obtenus à court terme en l’absence d’un tel investissement.

Investissement

L’obligation de transparence issue de l’article 225 de la loi Grenelle 2 afin de donner satisfaction aux investisseurs et rassurer les consommateurs, est un levier de légitimité qui participe à la construction d’une bonne réputation.

La RSE a d’abord été appréhendée comme un risque règlementaire, aujourd’hui elle est de plus en plus perçue comme une opportunité de maîtrise du risque de réputation.

Selon le Reputation Institute, la réputation de l’entreprise repose sur sept leviers :

Produits et services : qualité des produits, rapport qualité/prix, adéquation aux attentes ;

Gouvernance : ouverture et transparence de l’entreprise, éthique des affaires ;

Citoyenneté : responsabilité sociale et environnementale, soutien de causes;

Emploi : rémunération équitable, bien-être des salariés ;

Innovation : capacité d’innovation, capacité d’adaptation aux changements du marché ;

Leadership : crédibilité et charisme des dirigeants, qualité du management, vision du futur ;

Performance : profitabilité, perspectives de croissance.

Dénominateur commun

La réputation constitue le plus important moteur de création ou de destruction de valeur.

Au Canada, selon une étude, les deux tiers des consommateurs considèrent que la réputation d’une entreprise constitue leur plus important critère d’achat.

La réputation stabilise les résultats financiers d’une entreprise et prévient la perte de valeur lors des fluctuations du marché et des turbulences économiques.

Le risque de réputation est transversal à tous les risques encourus par l’entreprise.

Qu’ils soient éthiques, économiques, financiers, industriels, sociaux, environnementaux ou climatiques, les risques encourus par l’entreprise ont pour dénominateur commun le risque de réputation et, pour corolaire, le risque financier.